Jean Olivier Hucleux

« La déprogrammation, explique Jean Olivier Hucleux, c'est oublier tout ce que l'on a pu apprendre, d'une manière ou d'une autre. » C'est donc avec un regard neuf qu'Hucleux invite le spectateur à plonger dans l'univers foisonnant de dessins et peintures où prolifèrent des signes, des écritures, des chiffres, des diagrammes, des symboles, des plans, des cartographies... Chaotiques et méthodiques à la fois, ses œuvres sur papier illustrent une liberté d'invention sans limite ni contrainte, dans une démonstration quasiment scientifique. «Peindre est un acte métaphysique, donne à saisir, à transmuer. L'immatérialité de la présence est sens, souffle et temps.», dit-il encore.

En 1972, Hucleux est reconnu à la Documenta de Cassel où il expose ses Cimetières, de vastes peintures sur bois qui témoignent d'une démarche strictement conceptuelle. Il entre à partir de ce moment-là dans de grandes collections publiques et privées en France mais aussi à l'étranger.

En 1974, il entame une série de portraits peints à l'huile sur bois, grandeur nature. Les portraits de Jean-Pierre Raynaud et du Professeur Ludwig et de sa femme sont emblématiques de cette période.

En 1979, Pontus Hulten organise une rétrospective de ses œuvres au Centre Georges Pompidou. Il s'en suit un certain nombre de commandes publiques parmi lesquelles le portrait peint des Présidents Georges Pompidou et François Mitterrand.

En 1985-86, il oriente ses recherches vers le dessin à la mine de plomb. De très grands dessins sont réalisés d'après des photos de personnages célèbres du monde des arts: Matisse, Artaud, Klein, Tinguely, Giacometti, Opalka, Bacon, Wharol, César, etc.

Hucleux entame parallèlement la série des dessins dits de « déprogrammation ».

Depuis, de très nombreuses expositions ont été consacrées à Jean Olivier Hucleux en France et à travers le monde. On retiendra en particulier : en 1992, l'exposition Manifeste au Centre Georges Pompidou où il présente le portrait de Piet Mondrian depuis lors entré dans les collections du musée; en 1993 lors de la réouverture de la National Portrait Gallery avec une exposition consacrée au portrait dans l'art contemporain où Hucleux représente la France; en 1996, pour l'inauguration de la Maison européenne de la Photographie, avec le portrait de Robert Frank d'après une photo de Marc Trivier qui est commandé par Jean-Luc Monterosso; fin 1996, la participation à l'exposition Double Vie - Double Vue à la Fondation Cartier à Paris avec une œuvre peinte, Les Jumelles; en 1999-2000 enfin, la rétrospective importante de son œuvre au Musée d'Art contemporain de Lyon en 1999-2000 où est présentée la série des Squares.

La Galerie Guillaume a présenté à Art Paris en 2009 une série inédite de Dessins de déprogrammation, ainsi qu'un grand « Square » réalisés par Hucleux entre 1996 et 2008.

  • Dessin de déprogrammation

    , 2008

    , encre de Chine sur papier

    , 17 x 12 cm

  • Dessin de déprogrammation

    , 2008

    , encre de Chine sur papier

    , 29 x 23 cm

  • Square n°19

    , 2008-2009

    , encre de Chine sur toile

    , 200 x 200 cm

  • Autoportrait n°3

    , d'après un photo de Jeanne Hucleux

    , 1991, mine de plomg sur papier

    , 200 x 150 cm

  • Portrait de Jean Tinguely

    , d'après une photo de Harry Shunk

    , 1992, mine de plomb sur papier

    , 240 x 150 cm

  • Portrait de Roman Opalka

    , d'après une photo de Jean Olivier Hucleux

    , 1992 - 1993, mine de plomb sur papier

    , 191 x 151 cm

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