Evénements

Vernissage Claude Bellegarde

Partition chromatique

27 mars 2019

De 17h30 à 21h30

 

(...) Dans un des chapitres les plus extraordinaires de Moby Dick, Herman Melville décrivant le cachalot, nous entraîne dans une vision hallucinée du blanc de sa peau. De phrase en phrase, il nous fait comprendre que le blanc embrasse toutes les couleurs. En lisant ce texte, à l'époque où je découvrais l'œuvre de Claude Bellegarde, j'ai immédiatement pensé à ces périodes de son œuvre (de 1950 à 1970) dans lesquelles, après qu'il nous ait plongé dans une expérience mentale où le blanc envahissait tout l'espace, d'une façon toute différente de celle de Manzoni ou de Robert Ryman, il fit surgir de la matière même de sa peinture, toutes les couleurs du spectre, toutes les couleurs de la lumière. C'est cette expérience ayant eu lieu dans les années 1960 que nous avons devant les yeux, et dont l'énergie aujourd'hui continue de nous entraîner dans une expansion fascinante de "pulsions et de propulsions." Il nous fait éprouver l'élévation, la verticalité, la fusion des espaces, une suite de surgissements, d'états physiques et métaphysiques, électrisants, vibrants ou aériens, suspendus, fluides dans leur substance comme dans leur immatérialité, leur spiritualité, pour Claude Bellegarde dont on sait la connaissance du Tantrisme et de la pensée indienne, mais vécue dans notre société, au sein de ses modèles, ses rites et ses utopies. Ce que nous voyons est un étonnant mouvement de métamorphose. Oui, le blanc recelait toutes les couleurs mais plus encore, il était une peau que le peintre décida d'abandonner, qu'il nous propose d'abandonner, grâce à cette aventure où notre corps devenu couleurs, est livré à la complexité et à l'infini de leurs rencontres et de leurs vies. "Que signifient les mots "rouge", "bleu", "noir", "blanc"" écrivait Wittgenstein (...)

 

Olivier Kaeppelin

(Extrait du catalogue du texte pour l’exposition)

Décès de Miklos Bokor

18 mars 2019

Nous sommes tristes d'annoncer la mort du peintre d’origine hongroise Miklos Bokor à Paris le 18 mars 2019. Né à Budapest en 1927, Miklos Bokor est déporté à Auschwitz et Buchenwald en 1944 où est assassinée une grande partie de sa famille. Il s’installe définitivement en France en 1960. Très proche des poètes Yves Bonnefoy et André du Bouchet, l’œuvre de Miklos Bokor est peuplée de silhouettes qui surgissent de la mémoire du peintre, depuis les origines de l'humanité à l'histoire la plus contemporaine. Miklos Bokor partageait sa vie entre son atelier parisien de la Ruche et le Lot où il avait racheté l’église de Maraden qu’il avait entièrement restaurée par la réalisation de fresques sur les murs intérieurs. Miklos Bokor a exposé régulièrement à la Galerie Ditesheim à Neuchâtel en Suisse, et à la Galerie Guillaume à Paris. En 2014, le musée d'Art moderne de la Ville de Paris avait exposé 11 très grands formats de Bokor. La dernière exposition de l’artiste a eu lieu à la Galerie Guillaume en novembre 2018. 



Cliquez sur une image pour l'agrandir

François-Xavier de Boissoudy à Toulouse

Hôtel de Marvejol 47, rue Pharaon à Toulouse

Du 12 mars au 17 mars 2019

C’est dans l’hôtel de Marvejol, un splendide hôtel particulier du XVIIème siècle, en plein coeur de Toulouse, à deux pas de la place des Carmes, que la Galerie Guillaume a choisi de « s’expatrier » pour exposer des peintures récentes de François-Xavier de Boissoudy. Une trentaine d’oeuvres seront ainsi présentées pour la première fois aux amateurs toulousains. La plupart sont des lavis d’encre sur papier marouflé sur toile, une technique très particulière mise au point par François-Xavier de Boissoudy, pour révéler la lumière dans son travail. Il y aura des grands, des moyens et des petits formats sur les thèmes chers à l’artiste qu’il a développés au cours de ses expositions parisiennes : Résurrection, Miséricorde, Marie, Paternité. L’exposition de Toulouse est la première qu’organise la Galerie Guillaume dans une grande ville française, en dehors de Paris. Elle fait suite aux quatre expositions personnelles de l’artiste à la galerie rue de Penthièvre à Paris et précède celle qui s’y déroulera à la fin de l’année 2019.

Inauguration en présence de l'artiste : mercredi 13 mars 2019 de 17h à 22h



Cliquez sur une image pour l'agrandir

Un Chemin de Croix de François-Xavier de Boissoudy

Basilique Saint-Sernin de Toulouse

Du 06 mars au 21 avril 2019

François-Xavier de Boissoudy a réalisé pour la Basilique Saint-Sernin de Toulouse  un Chemin de Croix à l’huile sur toile, une technique nouvelle que l’artiste a développée à cette occasion. Les 14 tableaux seront exposés de chaque côté de la nef de l’édifice, joyau toulousain classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Au xxe siècle, de nombreux artistes modernes et contemporains ont réalisé des Chemins de Croix, utilisant parfois des matériaux variés : tels Maurice Denis, Georges Desvallières, Henri Matisse, Georges Rouault, Léon Zack, Raoul Ubac, et plus récemment Robert Combas et Ladislas Kijno. C’est dans cette tradition vivante que François-Xavier de Boissoudy s’est pleinement inscrit pour faire le Chemin de Croix de Saint-Sernin.

Les tableaux du Chemin de Croix de François-Xavier de Boissoudy seront accompagnés de 14 poèmes écrits par Jean-Pierre Denis. Jean-Pierre Denis, qui est originaire de Toulouse, est écrivain, poète et directeur du journal La Vie.

Un ouvrage publié aux Éditions de Corlevour réunit les poèmes de Jean-Pierre Denis en regard des tableaux de François-Xavier de Boissoudy.

Inauguration : jeudi 7 mars 2019 à partir de 18h30

 







Cliquez sur une image pour l'agrandir

Rencontre avec Tristan Gaston-Breton

La question de l'argent

13 février 2019

 

Tristan Gaston-Breton fait un métier passionnant : il est historien des entreprises. Ainsi, il rencontre capitaines d'industrie, familles d'industriels et héritiers pour raconter et écrire l'histoire des grandes entreprises, généralement françaises, et il n'en manque pas ! Celui qui écrit de longues chroniques chaque été dans les Échos était l'invité des Rencontres de la galerie sur "la question de l'argent". Pour nous parler des Rothschild, famille symbole de la puissance, de la réussite et de l'argent. Tristan Gaston-Breton a déroulé l'histoire des Rothschild à partir du fondateur de la dynastie, Mayer Amschel, sans lequel rien ne fut possible. En effet, celui-ci, "petit juif du ghetto de Francfort", par son travail, par son intelligence, grâce à des rencontres fortuites, s'imposa rapidement comme le banquier des princes et des empereurs. Tristan Gaston-Breton raconte tout cela dans un excellent livre : "La saga des Rothschild" (Tallandier).

Cliquez sur une image pour l'agrandir

Vernissage Anna-Lisa Unkuri

Between the lines

30 janvier 2019

"D’où venons-nous, que sommes-nous, où allons- nous ? Le travail introspectif et onirique d’Anna-Lisa Unkuri, à défaut de détenir une réponse définitive, esquisse des pistes. Nous emboîtons le pas à ses personnages qui passent, traversent des paysages presque abstrait aux mille couleurs sans mot dire, suspendus dans une action dont nous ne saurons rien ni même si elle aura lieu. Les titres de ses toiles résument l’ambiance d’un art qui a délibérément choisi une envoûtante beauté mais sème le doute si on s’approche de trop près. Les personnages méditatifs au devenir incertain hantent la peinture scandinave autour de 1900. La Suédoise Anna-Lisa Unkuri prolonge, peut-être inconsciemment, ce topos nordique enraciné dans son ADN. Mais ici le plus souvent ces silhouettes hors du temps, ces apparitions énigmatiques nous font face. Bribes du souvenir ou d’un rêve, fantômes venus du froid ou de l’enfance." Alexandre Crochet, critique d’art

Anna-Lisa Unkuri est née en 1979 en Suède. Elle habite actuellement à Berlin. Elle a participé en 2008 à l’exposition inaugurale de l’Usine d’Art Public de Saint-Ouen. Son travail a été présenté au centre d'art et de culture de Meudon en 2012. Anna-Lisa est représentée par la Galerie Guillaume depuis 2011 : exposition « Place aux jeunes » en 2011 et 2016, Art Paris au Grand Palais en 2012, expositions personnelles en 2013 et 2019.

 

Exposition du 31 janvier au 16 mars 2019, du mardi au samedi de 14h à 19h

Cliquez sur une image pour l'agrandir