Evénements

Vernissage Anna-Lisa Unkuri

Between the lines

30 janvier 2019

"D’où venons-nous, que sommes-nous, où allons- nous ? Le travail introspectif et onirique d’Anna-Lisa Unkuri, à défaut de détenir une réponse définitive, esquisse des pistes. Nous emboîtons le pas à ses personnages qui passent, traversent des paysages presque abstrait aux mille couleurs sans mot dire, suspendus dans une action dont nous ne saurons rien ni même si elle aura lieu. Les titres de ses toiles résument l’ambiance d’un art qui a délibérément choisi une envoûtante beauté mais sème le doute si on s’approche de trop près. Les personnages méditatifs au devenir incertain hantent la peinture scandinave autour de 1900. La Suédoise Anna-Lisa Unkuri prolonge, peut-être inconsciemment, ce topos nordique enraciné dans son ADN. Mais ici le plus souvent ces silhouettes hors du temps, ces apparitions énigmatiques nous font face. Bribes du souvenir ou d’un rêve, fantômes venus du froid ou de l’enfance." Alexandre Crochet, critique d’art

Anna-Lisa Unkuri est née en 1979 en Suède. Elle habite actuellement à Berlin. Elle a participé en 2008 à l’exposition inaugurale de l’Usine d’Art Public de Saint-Ouen. Son travail a été présenté au centre d'art et de culture de Meudon en 2012. Anna-Lisa est représentée par la Galerie Guillaume depuis 2011 : exposition « Place aux jeunes » en 2011 et 2016, Art Paris au Grand Palais en 2012, expositions personnelles en 2013 et 2019.

 

Exposition du 31 janvier au 16 mars 2019, du mardi au samedi de 14h à 19h

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Bang Hai Ja au Musée Cernuschi

Et la matière devint lumière

Du 18 janvier au 31 mars 2019

Vernissage : jeudi 17 janvier de 18h à 20h30

Depuis près de soixante ans, Bang Hai Ja, figure des échanges culturels entre la France et la Corée, mène des expérimentations sur les matières, les pigments et les techniques picturales autant pour exprimer un besoin de création personnelle que pour semer de la joie et de la beauté autour d’elle. Peintures, sculptures et maquettes des vitraux en cours de réalisation pour la salle capitulaire de la cathédrale de Chartres retracent au milieu des collections permanentes du musée Cernuschi (l'un des plus beaux musées de Paris) ce long cheminement plastique et spirituel vers une lumière perçue comme le principe de l’univers.

Commissariat : Mael Bellec



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Rencontre avec Nathalie Heinich

La question de l'argent

16 janvier 2019

Nathalie Heinich, sociologue et directrice de recherche au CNRS, a spécialisé ses travaux depuis trente ans dans le domaine de l'art, et de l'art contemporain en particulier. Elle a écrit un nombre impressionnant d'articles et de livres sur le sujet dont "Le paradigme de l'art contemporain, structures d'une révolution artistique" en 2014. Elle était l'invitée des Rencontres de la Galerie Guillaume sur le thème de "la question de l'argent". Extérieure au milieu de l'art et en bonne sociologue, Nathalie Heinich porte un regard fouillé et tout à fait original sur l'art contemporain en commençant par redéfinir tous les termes et les poncifs. Elle définit d'abord l'art contemporain comme un "genre" de l'art, différent du genre moderne comme du genre classique, et non plus comme une catégorie chronologique, c'est-à-dire une certaine période de l'histoire de l'art. Puis, elle a parlé des "valeurs" en distinguant la classe de l'art contemporain - où l'art est considéré comme une production et où la valeur de singularité est primordiale - de celle de l'art classique - où l'art est considéré comme une expression et où prime la valeur de beauté. Quant à l'art moderne, il partage avec l'art classique la conception de l'art comme expression mais privilégie la singularité pour juger de la qualité des œuvres. Par ailleurs, Nathalie Heinich a longuement évoqué le statut de l'artiste à travers les époques, remontant au Moyen-Âge, et ses rapports à l'argent qui ont été changeants et déterminants pour le marché de l'art.

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Rencontre avec Bernard Devert et Nicolas Clément

La question de l'argent

12 décembre 2018

Bernard Devert est une personnalité extraordinaire avec un sacré parcours de vie ! A quelques jours de Noël, nous avons eu la chance d'écouter son témoignage dans le cadre des Rencontres de la galerie sur "la question de l'argent". Lyonnais, Bernard Devert, après ses études, travaille d'abord dans un important groupe d'administration de biens. A 37 ans, il crée sa propre société de promotion immobilière. Celle-ci marche bien, gagne beaucoup d'argent, son fondateur aussi, jusqu'au jour où ce dernier est bouleversé par une femme âgée qui fait une tentative de suicide, n'acceptant pas d'être relogée loin de son quartier lors d'une opération de promotion menée par la société de Bernard Devert. A l’hôpital, cette femme lui dit : "Votre argent vous permet de déplacer les personnes sans tenir compte de leur histoire ". C'est à partir de là que commence l'aventure d'Habitat et Humanisme, créée par Bernard Devert en 1985, qui développe le logement des plus démunis souvent en plein milieu des quartiers favorisés. Aujourd'hui, Habitat et Humanisme est une organisation extrêmement importante qui fait un travail remarquable. Elle est présente partout en France, gère près de 8000 logements, ainsi que 40 EHPAD et 25 "résidences intergénérationnelles", est animée par 4000 bénévoles et 1500 salariés.

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Vernissage Jérémie Lenoir

DUST

28 novembre 2018

C'est la deuxième exposition personnelle du jeune photographe Jérémie Lenoir que la Galerie Guillaume organise, après une première présentation en novembre 2017. Cette fois-ci, ce sont les extraordinaires photos de la nouvelle série de Salt Lake City intitulée "DUST". Des photos que Jérémie prend toujours de la même façon : d'un petit avion à 450m d'altitude et aux environs de midi. Aucune photo n'est retouchée. Les visiteurs de l'exposition n'ont pas manqué de questionner Jérémie Lenoir sur le quoi, le comment, le pourquoi de ces images si oniriques, de ces photos si éloignées de la photographie "traditionnelle"...  A l'occasion de l'exposition, la galerie est co-éditrice d'un très beau livre "DUST" avec un texte passionnant écrit par l'artiste lui-même sur la question de "la vérité du paysage".

 

 

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Miklos Bokor

Incertaine certitude

24 novembre 2018

La Galerie Guillaume a consacré pour la deuxième fois une exposition personnelle à l'artiste d'origine hongroise Miklos Bokor. Après l'exposition de 2011, c'est un ensemble inédit de toiles, de 1988 à 2007, dont certaines de très grand format, qui ont été présentées sur les cimaises de la rue de Penthièvre. Le choix de Guillaume Sébastien s'est une nouvelle fois porté sur des œuvres où la lumière est plus particulièrement présente, où l'homme reste debout. Malgré tout... La puissance de le peinture de Bokor apparaît dans toutes les œuvres, des plus petites aux plus grandes, révélant ou cachant grandeur et misère de l'homme. Les silhouettes surgissent, de la mémoire du peintre, depuis les origines de l'humanité à l'histoire la plus contemporaine. Bokor n'a eu de cesse de peindre, témoin certes, mais aussi veilleur et prophète. Les œuvres de Miklos Bokor n'avaient pas été montrées à Paris depuis l'exposition en 2014 au musée d'Art moderne de la Ville de Paris où un ensemble de 11 toiles sont désormais conservées.

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